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La paralysie cérébrale

  • 23 juil. 2025
  • 2 min de lecture
La paralysie cérébrale

La paralysie cérébrale regroupe un ensemble de troubles moteurs permanents causés par une lésion du cerveau en développement, survenue avant, pendant ou après la naissance. Elle affecte principalement les mouvements, la posture et la coordination. Bien que non progressive, la paralysie cérébrale peut avoir des répercussions évolutives sur la santé globale de l’enfant.



Causes et facteurs de risque


Les lésions cérébrales à l’origine de la paralysie cérébrale (PC) peuvent être dues à :


Avant la naissance (causes prénatales) :

  • Malformations cérébrales

  • Infections intra-utérines (ex. : toxoplasmose, cytomégalovirus)

  • Retard de croissance intra-utérin

  • Grossesses multiples.


Pendant l’accouchement (causes périnatales) :

  • Asphyxie néonatale

  • Accouchement prématuré (facteur majeur)

  • Hémorragies intracrâniennes


Après la naissance (causes postnatales) :

  • Infections graves (méningite, encéphalite)

  • Traumatisme crânien

  • AVC néonatal.



Types de paralysie cérébrale


On distingue plusieurs formes de paralysie cérébrale selon la nature et la localisation des lésions :


  • Paralysie cérébrale spastique (la plus fréquente, environ 70-80 %) : raideur musculaire, mouvements rigides.

  • Paralysie cérébrale dyskinétique (ou athétosique) : mouvements involontaires et incontrôlés.

  • Paralysie cérébrale taxique : troubles de l’équilibre et de la coordination.

  • Formes mixtes : combinaison des types précédents.



Manifestations cliniques


Les symptômes varient selon la sévérité, mais peuvent inclure :


  • Retard dans l’acquisition des étapes motrices (se tenir assis, marcher).

  • Spasticité ou hypotonie musculaire.

  • Réflexes anormaux ou persistants.

  • Difficultés à parler, à manger ou à respirer (dans les cas sévères).

  • Troubles associés : épilepsie, déficience intellectuelle, troubles sensoriels.



Diagnostic


Le diagnostic repose sur :


  • Observation clinique : retard moteur, tonus anormal, asymétrie des mouvements.

  • Imagerie cérébrale : IRM pour localiser les lésions.

  • Évaluations complémentaires : examen neurodéveloppemental, bilans sensoriels et cognitifs.



Prise en charge


Il n’existe pas de traitement curatif, mais une prise en charge pluridisciplinaire permet d’améliorer la qualité de vie :


  • Rééducation : kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie,

  • Traitements médicamenteux : myorelaxants (ex. : baclofène), toxine botulique,

  • Interventions chirurgicales : pour corriger les déformations osseuses ou réduire la spasticité,

  • Soutien éducatif et psychologique : accompagnement scolaire, inclusion, soutien aux familles.



Pronostic et accompagnement


Le pronostic dépend de la sévérité des atteintes motrices et des troubles associés. Une prise en charge précoce et adaptée permet souvent une autonomie partielle ou complète. L’accompagnement de l’enfant et de sa famille est essentiel pour favoriser le développement et l’inclusion sociale.



Sources


INSERM. Paralysie cérébrale – Fiche maladie

Haute Autorité de Santé (HAS). Paralysie cérébrale : recommandations pour la pratique clinique

OMS. Paralysie cérébrale – Données factuelles

Fédération Française des Associations d’Infirmes Moteurs Cérébraux (FFAIMC)

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