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Les allergies saisonnières

  • 2 oct. 2025
  • 3 min de lecture
La paralysie cérébrale

Les allergies saisonnières (ou rhinite allergique saisonnière) sont des réactions du système immunitaire à des allergènes extérieurs qui apparaissent à certaines périodes de l’année (printemps, été, automne). Ces allergènes sont le plus souvent du pollen (arbres, herbes, mauvaises herbes), des spores de moisissures, etc.

On les appelle aussi rhinite allergique saisonnière, ou “rhume des foins” selon les régions.



Épidémiologie / risques


On estime que 15-20 % de la population peuvent être affectés par les allergies saisonnières dans certains pays, enfants compris.

Chez les enfants, ces allergies apparaissent généralement au-delà de 2-3 ans, plus souvent autour de 3-5 ans, car il faut un certain temps d’exposition pour que le système immunitaire développe une sensibilisation significative aux allergènes extérieurs.

 

Les facteurs de risque incluent :

  • Antécédents familiaux d’allergies (parents, frères et sœurs).

  • Autres manifestations atopiques : asthme, eczéma, etc. (souvent associé).

  • Exposition aux allergènes (pollens, moisissures), climat, qualité de l’air, etc.



Allergènes saisonniers communs


Parmi les principaux allergènes “extérieurs” saisonniers :

  • Période approximative

  • Type d’allergènePrintemps : Pollen d’arbres (bouleau, chêne, érable, frêne, etc.).

  • Début-été / été : Pollens de graminées (herbes, gazon).

  • Fin été / automne : Pollens de “mauvaises herbes” (ragweed dans certains pays), spores de moisissures, etc.


Mois plus humides ou après des pluies. Croissance de moisissures extérieures, augmentation des spores dans l’air.



Mécanisme physiologique


Comme pour d’autres allergies respiratoires, il s’agit d’une réaction IgE-médiée : l’enfant est sensibilisé à l’allergène (production d’IgE spécifiques), puis à chaque exposition, ces IgE déclenchent des réactions via les mastocytes, libérant de l’histamine et d’autres médiateurs inflammatoires.


Il y a une phase immédiate (éternuements, nez qui coule, démangeaisons, yeux irrités) et une phase tardive possible, avec inflammation persistante, congestion, etc.



Symptômes


Les manifestations chez l’enfant peuvent varier en intensité selon l’exposition et la sensibilité, mais voici ce qu’on observe fréquemment :


  • Nez : éternuements, écoulement nasal clair, congestion nasale.

  • Yeux : démangeaisons, larmoiement, rougeurs.

  • Gorge : picotements, démangeaisons, besoin de se racler la gorge.

  • Toux : parfois respiration sifflante si asthme associé.

  • Fatigue, perturbation du sommeil, difficultés de concentration (surtout si congestion nasale)

  • Parfois otites, sinusites dans les cas où les voies nasales restent obstruées longtemps.



Diagnostic


  • Interrogatoire : description des symptômes, leur timing (se manifestent-ils à la même saison chaque année ?), les circonstances (exposition au pollen, extérieur, vent, etc.).


  • Examen clinique : observation des muqueuses nasales, yeux, etc.


  • Tests allergiques :

  • Prick tests cutanés avec pollen suspect.

  • Dosage IgE spécifiques dans le sang si besoin.

 

On doit aussi exclure d’autres causes (rhume, infections nasales, sinusites, irritants comme la pollution, fumée…)



Traitement et prise en charge


a) Mesures non médicamenteuses / hygiéniques :


Éviter les expositions lorsque le taux de pollen est élevé (fenêtres fermées, climatiseur, éviter les sorties tôt le matin ou quand il y a du vent).

Se laver les mains, changer de vêtements après être allé dehors, douche pour rincer le pollen du corps et des cheveux.

Utiliser des purificateurs d’air ou filtres HEPA à l’intérieur du logement.

Ne pas étendre le linge à l’extérieur pendant la saison pollinique si possible.

 

b) Médicaments :


Antihistaminiques (souvent de deuxième génération, moins sédatifs) pour soulager éternuements, démangeaisons, écoulement nasal.

Sprays nasaux à corticoïdes pour les cas modérés à sévères, notamment si congestion persistante.

Gouttes pour les yeux (antihistaminiques ou combinées) en cas de conjonctivite allergique.

 

c) Traitements spécifiques :


Immunothérapie allergénique (ex : desensibilisation, sous-linguale ou injectable) dans les cas où les symptômes sont sévères ou peu contrôlés malgré les autres traitements. Elle peut modifier l’évolution de l’allergie et apporter un bénéfice à long terme.



Evolution / impact


Les allergies saisonnières peuvent persister ou s’aggraver avec le temps si l’enfant continue d’être exposé sans traitement adéquat.

En cas d’asthme associé, les allergies peuvent déclencher ou aggraver les crises.

Qualité de vie : sommeil perturbé, fatigue, performances scolaires diminuées, gêne sociale.

 


Prévention possible


Observer les bulletins de pollen et anticiper les périodes à risque pour limiter exposition.

Favoriser un environnement intérieur propre : limiter moisissures, humidité, poussières, etc.

Si possible, débuter un traitement préventif (par exemple sprays nasaux ou antihistaminiques) peu avant le début de la saison pollinique selon les recommandations du médecin.

 


Conclusion


Les allergies saisonnières chez l’enfant sont fréquentes et peuvent causer une gêne importante. Un bon diagnostic (clinique + tests) est essentiel, tout comme la combinaison de mesures hygiéniques, de traitements classiques, et, dans certains cas, de l’immunothérapie. Une prise en charge précoce et adaptée améliore le confort de l’enfant, prévient les complications (comme l’asthme) et limite les perturbations dans la vie quotidienne.

 


Sources

Ameli — Pollens

Recommandations “Rhinite allergique” — VIDAL Recos

Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) — pollens.fr

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